Les édifices religieux de la Vallée d’Aspe

ESCOT :

Placée sous le vocable de Notre-Dame, elle se distingue par sa blancheur et son clocher XVIIe coiffé à l’impériale. Elle se compose d’une nef et de deux bas-côtés et d’une voĂ»te en vaisseau renversé, lambrissée de boiserie. A voir : retable du maĂ®tre-autel et chaire XVIIIe.

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SARRANCE :

L’histoire de Sarrance commence avec sa légende : un taureau découvre au bord du gave une petite statue de la vierge... La première fois oĂą l’on mentionne Sarrance dans les écrits, c’est dans le testament de Gaston X en 1343. Ce dernier laisse un peu d’argent pour célébrer des messes à Sarrance. Ce legs coĂŻncide avec l’arrivée des Prémontrés, la renommée du lieu commence. En 1569 (guerres de religion), l’ensemble monumental (église et cloĂ®tre) est incendié.

L’Eglise réédifiée dans la première moitié du XVIIe est placée sous le vocable de Notre-Dame. On y pénètre par un clocher-porche (8 faces curvilignes) qui abrite un vestibule supportant des orgues (XVIIe).L’église se compose d’une nef à deux collatéraux et de deux chapelles latérales. Notre-Dame de Sarrance trône dans l’abside (mutilée, elle eut jusqu’au XIXe une tête sculptée dans une pierre sombre, “La Vierge Noire”). Des éléments de mobilier évoquent les divers aspects du pèlerinage : retables, anachorètes(XVIIe), panneau en cuir de Cordoue, panneaux du berger et du pêcheur racontant la légende (XVIII ème), chaire XVIIIe, maĂ®tre-autel. Le choeur restauré au XIXe a pour décor le sommeil de Jessé.

Le cloĂ®tre (XVIIe) : exemple unique d’architecture conventuelle en Béarn. Il se compose de deux péristyles superposés supportant autant de toits en pavillon qu’il y a d’arceaux. La restauration d’une galerie ouverte a fait apparaĂ®tre des vestiges d’une construction précédente (ensemble en brique).

A voir aussi les chapelles Notre-Dame de la Pierre et Marie Madeleine, le Calvaire.

LOURDIOS-ICHERE :

L’église placée sous le vocable de Saint Isidore se compose d’une nef avec collatéral. Le maĂ®tre-autel est formé d’un autel tombeau avec retable à pilastres et fronton brisé et d’un tableau central de Saint-Isidore. A voir aussi statues de l’autel du bas-côté.

BEDOUS :

Eglise ancienne placée sous le vocable de Saint Michel. Incendiée en 1569, elle est restaurée au début du XVIIe. La porte principale est ornée d’un fronton encadrant un tiers-point daté de 1631. Le sanctuaire se compose d’une nef et de deux collatéraux, d’un chevet plat (meublé d’un retable XVIIIe, composé de colonnes torses, guirlandes de fleurs et rinceaux), de croisées d’ogive et de baies en plein cintre.

ORCUN :

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Ce petit édifice ancien a été remanié au XVIIe. Il appartenait au monastère de Saint Jean de Laxe. Ce prieuré dépendait de Sainte Christine du Somport. Ceci explique la richesse du mobilier. Cette chapelle rectangulaire, à chevet plat orienté, possède un clocher mur à pignon aigu, à brisis , comportant deux arcades campanaires. On y accède par un portail abrité sous un porche ouvert, grillé à claire-voie du XVIIe. Au XVIIIe, la voĂ»te de la nef est lambrissée et les boiseries de la tribune double sont peintes de rinceaux vert céladon. Un mobilier très riche orne l’édifice. Le choeur forme une chapelle dorée fin XVIIe (ensemble décoratif composé d’un autel, de panneaux en cuir de Cordoue, de stalles dorées, retable ; au-dessus de ce dernier, un tableau représente le Christ en croix et la Vierge portant la capuche, l’habit de deuil des femmes béarnaises). Un beau mobilier décore la chapelle : confessionnal, statuettes XVIIe, statue de la vierge du XVII ème, table sainte en bois du XVIIIe.

AYDIUS :

Eglise du XVII ème, placée sous le vocable de Saint Martin. On y accède par une porte gothique du XIVe au cintre mouluré en tore, en amande, abritée sous un porche classique fin XVIIe.

JOUERS :

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La chapelle placée sous le vocable de Saint Saturnin reste l’édifice religieux le plus ancien de la vallée d’Aspe. Elle est de facture romane (XIIe) et se compose d’un chevet semi-circulaire avec rangs de billettes et modillons (Jonas, la femme acrobate, l’agneau, Abraham). Incendiée en 1569, elle est recouverte à la fin du XVI ème et restaurée au XIX ème. A voir aussi un petit retable du XVIII e.

ACCOUS :

L’église placée sous le vocable de Saint Martin. Incendiée en 1569, elle est réédifiée au début du XVIIe et restaurée totalement au XIX ème. La façade se confond avec le clocher et comprend trois portes et des étages superposés dominés par les baies du clocher. La porte principale s’orne d’un fronton et d’une niche qui abrite une statue en bois de Saint Martin. De facture XVIIe, elle se compose d’une nef principale de 17 mètres de haut, comportant des ogives surbaissées et de collatéraux couverts de berceaux transversaux terminés par des chapelles. Le chevet conserve son caractère originel du XIV ème avec ses piliers gothiques ornés de masques et sa clé de voĂ»te. On peut voir aussi un beau retable en bois doré de la Vierge et de Saint Fabien du XVIIe.

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La chapelle Saint-Christau d’Aulet est édifiée au XVIIe sur les vestiges d’une plus ancienne. Ce lieu est fréquenté depuis des temps très reculés, (pratiques de rites anciens liés à l’eau). Les trois sources présentes “ guérissaient ” bien des maux : fièvres, sciatique, épilepsie, maux des yeux, surdité, migraines, gale, lèpre. Le petit édifice est orienté de forme rectangulaire et se termine par un chevet plat oĂą s’adosse un retable du XVIIIe dont le centre est occupé par une statue de Saint Christau.

LHERS :

Chapelle placée sous le vocable de Saint Jean-Baptiste, édifiée en 1705, de plan rectangulaire et chevet plat. On y accède par une porte à chapiteau avec fronton brisé surmonté d’un clocher mur.

LEES :

L’église est placée sous le vocable de Notre-Dame. L’abside en cul de four (14), les modillons, et son chrisme datent du XIIIe. On y accède par un portail (XVIIIe), abrité sous le porche du clocher dont la voĂ»te est en croisée d’ogive. On retrouve une nef et deux collatéraux. A voir statues d’une Vierge XVIII et de Ste Catherine (XVII ème).

ATHAS :

L’église est placée sous le vocable de Saint Félix. BrĂ»lée en 1569 elle est remaniée au XVIIe. On y accède par un portail à fronton brisé. Un escalier extérieur mène à la tribune et au clocher. L’intérieur se compose d’une nef et d’une abside à chevet plat orienté. Un arc plein cintre reposant sur deux pilastres sépare les deux parties. A voir autel en marbre blanc et retable en bois XVIIe.

OSSE :

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L’église est placée sous le vocable de Saint Etienne. Incendiée en 1569, l’église romane a été remaniée plusieurs fois au cours des XVII et XVIIIe. Toutefois son abside à modillons nus en grès ocre, atteste l’ancienneté du monument (fin XIIe). On y accède par un portail surmonté d’un fronton en arc de cercle brisé (XVIIIe). La voĂ»te de la nef est lambrissée. Cette église sert au culte de l’Eglise Réformée de la fin XVI - début XVIIe.

LESCUN :

L’église est placée sous le vocable de Sainte Eulalie. Un clocher carré flanqué de contreforts revêt un caractère défensif : porche voĂ»té en croisée d’ogive abrite un portail en accolade fin XVIe. Plan en forme de croix, une nef principale et deux collatéraux, un chevet plat orienté, une tribune à galerie superposée. A voir retable XVIIe oĂą dans une niche on peut voir la statue de Ste Eulalie (XVIIIe).

CETTE :

L’église est placée sous le vocable de Saint Pierre. Son chevet semi-circulaire et ses 12 modillons attestent de l’ancienneté de l’édifice (XIIe). Elle se compose d’une nef et d’un bas-côté occupé par la sacristie et une chapelle.

EYGUN :

L’église est placée sous le vocable de Saint Barthélemy a été construite au XIXe.

ETSAUT :

L’église placée sous le vocable de Saint Grat, XVIIe. On y accède par une porte ornée d’un fronton, abritée par un clocher. Elle se compose d’une nef, d’une chapelle latérale, d’un chevet de forme trapézoĂŻdale.

BORCE :

L’église est placée sous le vocable de St Michel. Remaniée au XVIIe puis restaurée au XIXe, l’édifice a perdu son caractère médiéval. On y accède par un portail surélevé, orné d’un fronton et abrité sous un porche. Elle se compose d’une nef et de deux chapelles collatérales. A voir, retable, bénitier sculpté (masque barbu, bourdon, coquille St Jacques).

L’hospital: Sa destruction en 1793 lui a valu une importante rénovation. Le sol de la chapelle est en galets, on accède à une tribune par un escalier en bois. La voĂ»te a reçu un décor peint d’étoiles et la charpente à la forme d’un bateau renversé. A voir aussi des dessins de l’époque napoléonienne, le moule à cloche, la fresque.

URDOS :

L’église est placée sous le vocable de Sainte Marie Madeleine. Elle est incendiée en 1569. L’édifice actuel date du XIXe.



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